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samedi 12 avril 2008

Conte pour parents - 5

5.
Histoire des sciences

Dans les temps anciens, le monde entier allait à l'école.
Les cailloux, les plantes et tous les animaux allaient à l'école.
Les plus vieux apprenaient au plus jeunes comment se défendre et bien manger.
Les plus jeunes apprenaient au plus vieux à garder l'esprit ouvert et alerte.
Un baobab pouvait donner un cours de botanique à un jeune léopard,
Un caillou pouvait enseigner la méditation à des petits moineaux,
Le vent apprenait la danse à de jeunes flocons de neige
et le feu enseignait la magie.
On pouvait prendre des cours de self-défense avec un maître cactus,
des leçons de chant avec un rossignol
ou découvrir la géographie avec un pingouin.
Chacune et chacun choisissait quand, où, comment et avec qui apprendre.
Et tout le monde aimait l'école. C'était la grande école de la vie.
D'ailleurs ça ne s'appelait même pas l'école, ça s'appelait la vie !
et on ne disait pas "apprendre”, on disait "respirer”!

Puis un animal fier de lui-même, appelé homo sapiens tomba d'un arbre et
déclara un jour:« ça y est je sais tout !et je le sais mieux que tout le monde! »
Et il se nomma lui même « Grand Maître d'École »

Il découpa toute sa science en petits morceaux et se mit à faire la leçon en
distribuant de ces petits morceaux de savoir à qui voulait l'entendre.
Hors, il se trouva que personne ne voulait l'entendre.
Il essaya de donner des leçons de morale aux cailloux.
Mais les cailloux n'entendait rien à ce discours.
Il se mit à donner des cours d'économie aux oiseaux. Mais les oiseaux
voltigeaient à droite à gauche en n'ayant rien à faire des lois du marché.
Puis il essaya d'inculquer des notions d'éducation civique aux arbres, mais
les arbres faisaient la sourde oreille.
Un jour il voulut apprendre la politesse au feu et il se brûla les doigts.
Après quoi il faillit se noyer en tentant d'initier un fleuve à la discipline.
Ces cours d'arithmétique aux étoiles furent un vrai fiasco.
Et le vent n'a jamais suivi aucune de ses leçons de géopolitique.

Dés lors l'homo sapiens décida de se couper du monde et d'enseigner
n'importe quoi à ses propres enfants.
Mais ses enfants préféraient aller prendre des cours à l'école de la vie.
Alors il fit construire une prison pour enfants interdite aux animaux, aux
plantes et aux cailloux. Interdite au vent, et aux étoiles.
Les arrières arrières petits enfants de cet homo sapiens continuent de perdre
leur jeunesse dans la prison du maître d'école.
Alors que le monde autour d'eux continue de transmettre toutes sortes
d'enseignements vivants dans la grande école de la vie.


auteur (e): anonyme
source:tomatepoivron.org

lundi 5 mars 2007

L'École des Animaux

L’École des Animaux - Un Conte


Il était une fois, une école pour les animaux. On y enseignait quatre sujets – courir, grimper, voler et nager – et tous les animaux devaient se consacrer à ces activités.

Le canard nageait très bien, même mieux que le professeur. Il réussissait facilement à courir et à voler, mais il était lamentable quand il s’agissait de grimper. Alors, on le fit abandonner ses cours de natation afin qu’il se consacre davantage à l’art de grimper. Il ne fut bientôt plus qu’un nageur moyen. Mais être moyen, c’est bien, alors personne ne s’en inquiéta, sauf le canard.

L’aigle était un emmerdeur. Lorsqu’il devait grimper, il arrivait toujours le premier au sommet de l’arbre, mais il avait sa façon à lui d’y parvenir, ce qui n’était pas permis. Il restait toujours en pénitence après l’école, et devait écrire 500 fois « C’est mal de tricher ». Ceci l’empêchait de s’envoler dans les cieux, ce qu’il adorait faire. Mais le travail scolaire passe avant tout.

L’ours rata son année parce qu’on disait qu’il était paresseux, surtout en hiver. Pour lui, le meilleur temps, c’était l’été, mais il n’y avait pas d’école l’été.

Le pingouin ne fréquenta jamais l’école parce qu’il ne pouvait pas quitter son pays et on refusa d’ouvrir une école là ou il vivait.

Le zèbre faisait souvent l’école buissonnière. Les chevaux se moquaient de ses rayures, ce qui le rendait très triste.

Le kangourou fut en tête de classe en course mais finit par se décourager à force d’essayer de courir à quatre pattes comme tous les autres élèves.

Le poisson décrocha de l’école parce qu’il s’ennuyait. Pour lui, les quatre sujets étaient tous pareils, mais personne ne comprenait. Ils n’étaient pas des poissons, eux.

L’écureuil obtenait des « A » quand il grimpait mais son professeur de vol le fit partir du pied de l’arbre au lieu du sommet. Alors à force de pratiquer des décollages, ses jambes s’affaiblirent et il commença a avoir des « C » et des « D » en course.

Mais c’est l’abeille qui leur causait le plus de problèmes. Alors le professeur l’envoya se faire tester par le Docteur Hibou. Docteur Hibou dit que les ailes de l’abeille étaient carrément trop petites pour voler, et de plus, elles étaient mal placées. L’abeille, pour sa part, ne vit jamais le rapport de Docteur Hibou et continua quand même de voler.

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Gaia écrit maintenant sur son blog personnel Apprentissage Infini