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dimanche 14 septembre 2008

URGENT - Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison



Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison

Auteure: Sylvie Martin-Rodriguez
Éditions: Dangles, 2008
ISBN: 978-2-7033-0749-5

INTRODUCTION
(extraits, pages 9 et 10)

Ne pas aller à l'école est un tabou majeur. [...]
Il existe des parents qui font le choix de ne pas scolariser leurs enfants à une époque où aucune remise en question de la scolarisation n'est possible (ni même pensable). Passer outre n'est pas sans conséquences pour ces familles qui ressentent rapidement le sacrilège que l'acte de ne pas scolariser évoque pour notre société tout entière.
[...]

Ivan Illich1 cerne parfaitement la situation dans laquelle se trouvent ces familles, quand il dit: «Tous font confiance au traitement que seule l'institution peut entreprendre et, par conséquent, tout accomplissement personnel en marge de l'institution sera matière à suspicion.»
[...]
Tant de méconnaissance nuit profondément au bonheur de ces familles, qui demandent simplement de ne pas être traitées comme des criminels en puissance, alors qu'elles ont fait un choix éclairé en toute légalité et dont l'idéal pourrait correspondre à cette citation du philosophe anglais John Dewey2 : « Apprendre ? Certainement, mais vivre d'abord, et apprendre par la vie, dans la vie. »
[...]


MENSONGE N° 1
L'école est obligatoire
(extraits, pages 13, 19, 20, 23 et 25)

C'est faux. [...]

Tout passe par l'école
Cette croyance en l'école obligatoire est profondément ancrée dans les esprits et n'est pas sans répercussions sur la vie des familles non sco.
[...]
Ce mensonge sur l'obligation scolaire entraîne une vision déformée des enfants et de leurs besoins et l'apparition d'une sorte de mue de l'enfant en élève.
L'enfant se transforme en élève
À partir de l'âge de 3 ans (quelquefois bien avant), l'intérêt ne se porte plus sur la personnalité de l'enfant, sur son essence même, mais sur sa vie scolaire. On lui demande en quelle classe il est, si sa maîtresse est gentille, s'il est sage à l'école, s'il a fait ses devoirs, s'il a de bonnes notes... Ceci tout naturellement, comme si les enfants venaient au monde avec un cartable et un mode d'emploi où serait inscrite en toutes lettres la mention « biologiquement destiné à être scolarisé ».
[...]

Amnésie collective ?
L'oubli collectif, par la culture scolaire, de ce qu'est un enfant, oubli dû notamment à la croyance en l'école obligatoire, entraîne pour les parents l'apparition d'un sentiment d'incpacité à être avec leurs enfants. La vie en leur compagnie leur paraît exiger des compétences surhumaines, qui ne pourraient être acquises que par les spécialistes de l'éducation.
[...]

L'école, une option ?
Peut-on imaginer que l'école ne soit pas une option ? [...]
Pour les enfants qui n'ont pas été immergés dans cette notion d'obligation scolaire, l'option ne se présente pas parce que, pour eux, grandir sans école est normal. C'est une vie contre culture dominante, pas contre nature.

Fin des extraits


Mes commentaires :

Il est URGENT que chacun lise le livre « Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison ».

« Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison » est le livre de l'année 2008, et il sera certainement le livre de la décennie en ce qui concerne le sujet tabou de l'apprentissage hors-les-murs. Sylvie Martin-Rodriguez s'est livré à un exercice fastidieux: colliger des dizaines d'études et de lectures en plusieurs langues, les lire, les annoter, se les résumer, écrire dans un style direct pour aller droit au but. Elle réussit avec brio à toucher le coeur des lecteurs, les aide à remettre en question toutes les idées reçues sur l'éducation, l'enfance, mais surtout sur l'école et le système d'éducation. Un travail fou. Je la remercie publiquement pour cet acte de grande portée sociale, ce geste de solidarité envers les familles qui vivent l'école maison partout dans le monde, cette démarche qui démontre un grand amour pour tous les humains en faisant le choix d'agir pour ne pas les laisser dans la peur dûe à l'ignorance.

« Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison » est si bien écrit qu'il sera l'allié, le guide de tous les parents qui ont choisi ce projet de vie qu'est l'éducation en famille. Trop souvent on nous pose des questions, toujours les mêmes, ces questions qui nous font rêver d'avoir un écriteau sur le front où s'afficheraient les réponses qu'on s'épuise à répéter jour après jour quand on ne se retrouve pas face à l'un de ces hurluberlu, bien intentionné (mais on ne sait pas trop pour qui...?), qui nous inonde de questions, histoire de nous empêcher de respirer et d'avoir le temps d'y répondre vraiment. Si vous en avez marre de vous répéter, prêtez le livre de Sylvie Martin-Rodriguez... et retournez vite vivre avec votre famille.

« Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison » est le livre dont toute famille a besoin, celui qu'il faut absolument laisser traîner sur la table du salon, de la cuisine ou dans la salle de bain. Celui qu'on offre en cadeau aux grand-parents, à la belle-soeur, à un ami et au voisin un peu inquiets et qui se permettent de douter ou de remettre en question vos choix de vie personnels (comme si ça les regardait). Mais, c'est également le livre dont on suggère la lecture au personnel des écoles et des Commissions Scolaires, à Madame la Ministre de l'Éducation, et même, ou peut-être surtout, à Monsieur le Premier Ministre. C'est le livre que tout regroupement de familles d'école maison doit se procurer afin de pouvoir en faire le prêt à toute nouvelle famille qui se joint au groupe, histoire d'arrêter de perdre du temps sur le fond et de pouvoir mettre les énergies si précieuses de chacun/chacune à vivre avec nos enfants.

« Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison » m'a fait du bien. Je souhaite à tous de prendre le temps de le lire et de le relire. Il me donne le goût de continuer mon implication sur ce blog et même plus, de créer un fonds afin de faire l'achat de plusieurs exemplaires qu'on pourrait offrir à certaines personnes afin d'aider à l'ouverture d'esprit et mettre fin à l'ignorance de notre société québécoise trop civilisée pour être restée humaine. Si vous n'arrivez pas à mettre la main sur ce livre, demandez à votre libraire de le commander chez le distributeur au Québec qui est le groupe Raffin. N'hésitez pas à m'écrire au besoin, je tenterai de vous aider.

Heïdi

1Illich, Ivan – Une société sans école, Le Seuil, 1971.
2Dewey, John – Philosophe (1859-1952)




mardi 13 mars 2007

POUR l’éducation individuelle
(CONTRE l’éducation de masse)


Selon moi, l’éducation de masse nécessite un moule. Par conséquent, elle ne peut convenir à tous et chacun en même temps.

Par conviction et par expérience, nous réalisons à quel point un apprentissage fait au bon moment «carpe diem» reste gravé dans la mémoire et possède une base solide sur laquelle construire. Et ce, peu importe de quel type d’apprentissage il s’agit, que ce soit intellectuel, manuel, scientifique… et à propos de quelque matière ou sujet que ce soit : cuisine, mécanique, langues, mathématiques, droit…

L’éducation à la maison permet ce genre d’apprentissage, cette éducation individuelle / unique. L’éducation de masse qu’elle se vive en garderie, à l’école primaire, secondaire, collégiale, universitaire, qu’elle soit faite par les médias ou au travail passe dans un moule préalablement établi et rejoint supposément tout le monde. Peut-être qu’elle rejoint tout le monde en général, mais nous croyons qu’elle ne rejoint pas grand monde en particulier.

Faites le test! Écoutez les nouvelles ce soir, choisissez-en une en particulier et parlez à tous les gens que vous connaissez ou que vous rencontrerez demain, voisins, collègues, parents, amis. Demandez-leur ce qu’ils ont compris et ce qu’ils pensent de cette nouvelle. Vous verrez bien. On peut faire le même test avec l’école… les profs le voient bien. Pourquoi tous les étudiants, dans une même classe, qui ont reçu le même enseignement, n’ont-ils pas tous les mêmes réponses lors de l’examen? Bizarre, non? Il faut bien voir que plus le groupe est grand (par exemples : une assemblée générale, une conférence, une émission de télé à grande cotes d’écoute), moins le message est compris. Par contre, prenez le temps de vraiment communiquer avec une seule personne et elle vous comprendra très probablement, et ce, même si vous n’êtes pas du tout du même milieu, du même âge.

L’éducation en famille, l’éducation individuelle, se fait sur la base du un à un, du cas par cas. Chaque enfant apprend à son rythme, selon ses intérêts et selon son vécu du moment. Lorsqu’il a une question, on lui répond. Lorsque survient un problème, on l’outille et on l’encourage à l’affronter et à le résoudre. Au besoin, on lui enseigne ce qu’il veut savoir. On fait la même chose avec les gens qu’on rencontre, on les renseigne sur notre mode de vie chaque fois qu’ils posent une question. De même avec les Commissions Scolaires ou le MELS. C’est tout le contraire de l’éducation de masse qui veut renseigner d’un seul coup un grand nombre d’élèves, de personnes, de travailleurs, de citoyens. En fait, l’éducation est la nourriture de l’esprit, de la pensée. Et on reconnaît aisément la différence entre la nourriture industrielle, par exemple celle faite et servie dans les hôpitaux, et la nourriture cuisinée à la maison.

Comment et surtout pourquoi voudrait-on vraiment s’assurer que tous les Québécois soient au courant en même temps de ce qu’est l’école maison? Qu’ils en aient la même définition, la même impression? Et à quoi ça servirait que tout le monde pense la même chose en tout temps? Pourquoi vouloir à tout prix faire de l’éducation de masse au sujet de l’école maison qui en est le contraire? Sinon pour contrôler… la masse?

Patricia, membre LEMAQ