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lundi 3 novembre 2008

dimanche 14 septembre 2008

URGENT - Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison



Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison

Auteure: Sylvie Martin-Rodriguez
Éditions: Dangles, 2008
ISBN: 978-2-7033-0749-5

INTRODUCTION
(extraits, pages 9 et 10)

Ne pas aller à l'école est un tabou majeur. [...]
Il existe des parents qui font le choix de ne pas scolariser leurs enfants à une époque où aucune remise en question de la scolarisation n'est possible (ni même pensable). Passer outre n'est pas sans conséquences pour ces familles qui ressentent rapidement le sacrilège que l'acte de ne pas scolariser évoque pour notre société tout entière.
[...]

Ivan Illich1 cerne parfaitement la situation dans laquelle se trouvent ces familles, quand il dit: «Tous font confiance au traitement que seule l'institution peut entreprendre et, par conséquent, tout accomplissement personnel en marge de l'institution sera matière à suspicion.»
[...]
Tant de méconnaissance nuit profondément au bonheur de ces familles, qui demandent simplement de ne pas être traitées comme des criminels en puissance, alors qu'elles ont fait un choix éclairé en toute légalité et dont l'idéal pourrait correspondre à cette citation du philosophe anglais John Dewey2 : « Apprendre ? Certainement, mais vivre d'abord, et apprendre par la vie, dans la vie. »
[...]


MENSONGE N° 1
L'école est obligatoire
(extraits, pages 13, 19, 20, 23 et 25)

C'est faux. [...]

Tout passe par l'école
Cette croyance en l'école obligatoire est profondément ancrée dans les esprits et n'est pas sans répercussions sur la vie des familles non sco.
[...]
Ce mensonge sur l'obligation scolaire entraîne une vision déformée des enfants et de leurs besoins et l'apparition d'une sorte de mue de l'enfant en élève.
L'enfant se transforme en élève
À partir de l'âge de 3 ans (quelquefois bien avant), l'intérêt ne se porte plus sur la personnalité de l'enfant, sur son essence même, mais sur sa vie scolaire. On lui demande en quelle classe il est, si sa maîtresse est gentille, s'il est sage à l'école, s'il a fait ses devoirs, s'il a de bonnes notes... Ceci tout naturellement, comme si les enfants venaient au monde avec un cartable et un mode d'emploi où serait inscrite en toutes lettres la mention « biologiquement destiné à être scolarisé ».
[...]

Amnésie collective ?
L'oubli collectif, par la culture scolaire, de ce qu'est un enfant, oubli dû notamment à la croyance en l'école obligatoire, entraîne pour les parents l'apparition d'un sentiment d'incpacité à être avec leurs enfants. La vie en leur compagnie leur paraît exiger des compétences surhumaines, qui ne pourraient être acquises que par les spécialistes de l'éducation.
[...]

L'école, une option ?
Peut-on imaginer que l'école ne soit pas une option ? [...]
Pour les enfants qui n'ont pas été immergés dans cette notion d'obligation scolaire, l'option ne se présente pas parce que, pour eux, grandir sans école est normal. C'est une vie contre culture dominante, pas contre nature.

Fin des extraits


Mes commentaires :

Il est URGENT que chacun lise le livre « Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison ».

« Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison » est le livre de l'année 2008, et il sera certainement le livre de la décennie en ce qui concerne le sujet tabou de l'apprentissage hors-les-murs. Sylvie Martin-Rodriguez s'est livré à un exercice fastidieux: colliger des dizaines d'études et de lectures en plusieurs langues, les lire, les annoter, se les résumer, écrire dans un style direct pour aller droit au but. Elle réussit avec brio à toucher le coeur des lecteurs, les aide à remettre en question toutes les idées reçues sur l'éducation, l'enfance, mais surtout sur l'école et le système d'éducation. Un travail fou. Je la remercie publiquement pour cet acte de grande portée sociale, ce geste de solidarité envers les familles qui vivent l'école maison partout dans le monde, cette démarche qui démontre un grand amour pour tous les humains en faisant le choix d'agir pour ne pas les laisser dans la peur dûe à l'ignorance.

« Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison » est si bien écrit qu'il sera l'allié, le guide de tous les parents qui ont choisi ce projet de vie qu'est l'éducation en famille. Trop souvent on nous pose des questions, toujours les mêmes, ces questions qui nous font rêver d'avoir un écriteau sur le front où s'afficheraient les réponses qu'on s'épuise à répéter jour après jour quand on ne se retrouve pas face à l'un de ces hurluberlu, bien intentionné (mais on ne sait pas trop pour qui...?), qui nous inonde de questions, histoire de nous empêcher de respirer et d'avoir le temps d'y répondre vraiment. Si vous en avez marre de vous répéter, prêtez le livre de Sylvie Martin-Rodriguez... et retournez vite vivre avec votre famille.

« Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison » est le livre dont toute famille a besoin, celui qu'il faut absolument laisser traîner sur la table du salon, de la cuisine ou dans la salle de bain. Celui qu'on offre en cadeau aux grand-parents, à la belle-soeur, à un ami et au voisin un peu inquiets et qui se permettent de douter ou de remettre en question vos choix de vie personnels (comme si ça les regardait). Mais, c'est également le livre dont on suggère la lecture au personnel des écoles et des Commissions Scolaires, à Madame la Ministre de l'Éducation, et même, ou peut-être surtout, à Monsieur le Premier Ministre. C'est le livre que tout regroupement de familles d'école maison doit se procurer afin de pouvoir en faire le prêt à toute nouvelle famille qui se joint au groupe, histoire d'arrêter de perdre du temps sur le fond et de pouvoir mettre les énergies si précieuses de chacun/chacune à vivre avec nos enfants.

« Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison » m'a fait du bien. Je souhaite à tous de prendre le temps de le lire et de le relire. Il me donne le goût de continuer mon implication sur ce blog et même plus, de créer un fonds afin de faire l'achat de plusieurs exemplaires qu'on pourrait offrir à certaines personnes afin d'aider à l'ouverture d'esprit et mettre fin à l'ignorance de notre société québécoise trop civilisée pour être restée humaine. Si vous n'arrivez pas à mettre la main sur ce livre, demandez à votre libraire de le commander chez le distributeur au Québec qui est le groupe Raffin. N'hésitez pas à m'écrire au besoin, je tenterai de vous aider.

Heïdi

1Illich, Ivan – Une société sans école, Le Seuil, 1971.
2Dewey, John – Philosophe (1859-1952)




jeudi 10 avril 2008

Conte pour parents - 4

4.
Travaux pratiques

Un autre jour, dans une autre école, le professeur avait demandé à ses élèves
ce qu'illes (ils/elles) pensaient de leur école. En disant d'abord ce qu'illes aimaient bien
et ensuite ce qu'illes n'aimaient pas.
– « Ce qui est bien dans l'école c'est qu'on apprend des tas de trucs...
– Et puis on peut se faire des copines et des copains...
– Et pendant la récré on peut jouer à cache-cache,
ou à chats perchés,
ou à
saute-mouton,
ou à la déli-délo,
ou à la balle au prisonnier ou à poule-renard-vipère...

– Et qu'est ce que vous n'aimez pas ?

– Moi ce que j'aime pas dans l'école c'est qu'on soit obligée d'y aller...
Et puis il faut se lever le matin et le cartable est trop lourd...
et puis il y a trop de devoir et trop de trucs à apprendre !
– et il faut rester assise tout le temps et on peut rien se dire pendant les cours!
– et il faut lever le doigt pour aller pisser...
– et on a pas le droit de penser différemment...
– et il faut obéir au prof...
– et faire tout ce qu'on nous dit et dire "oui monsieur”, "s'il vous plait madame”
– et on peut pas courir dans les couloirs...
– et on doit rester en rang par deux...
– et y a trop de contrôles !
– et moi j'aime pas les mathématiques !
– et moi j'aime bien dormir !
– et à la cantine c'est trop pas bon !
– et y a pas assez d'arbres dans la cour...
– et la déco elle est trop nulle !
– et puis y a des barreaux aux fenêtres...
– et les néons ils font mal aux yeux...
– et ça pue dans les toilettes !
– et les chaises, elles font mal au dos !
– et les divisions c'est trop difficile !
– et puis on s'ennuie à mourir...
– et les livres à lire sont beaucoup trop longs !
– et la grammaire personne n'y comprend rien !
– et l'exception doit confirmer la règle...
– et les cancres doivent confirmer les bons élèves...
– et moi je confirme que c'est débile !
– et moi j'ai peur d'avoir l'air idiote...
– et moi j'ai peur de me faire gronder.
– et moi j'ose pas dire ce que je pense.
– et moi j'ai tout le temps peur à l'école.
– et les vacances sont beaucoup trop courtes !
– et nous on est là enfermés toute la journée alors qu'il fait beau dehors !
– et on doit apprendre des trucs par coeur alors que c'est la guerre dans le
monde !
et la liste des trucs pas bien ne s'arrêtait pas... alors le professeur est
devenu tout pâle et puis il a dit pour de vrai:
« Bon et bien, nous allons faire une expérience: à partir de maintenant
faites tout ce que vous avez envie... »
Il y a eu un petit moment très court où personne n'a bougé... Et tout d'un
coup il y en a un qui a explosé au dernier rang en criant « WAHOU ! » et il
est sorti en sautant sur les tables.
Alors tous les enfants ont regardés le professeur pour voir si c'était vrai ce
qu'il avait dit et le professeur les a regardés l'air de dire: « et bien ? Qu'est
ce que vous attendez ? Allez-y! »
C'est à ce moment là que tous les enfants ont sautés de joie en hurlant et en
chantant et puis sont sortis de l'école pour faire ce qu'ils avaient envie:
Il y en avait qui avait envie d'aller se baigner, d'autres voulait parcourir le
monde, d'autres voulait passer du temps à jouer avec leurs amis, d'autres
encore voulaient simplement sauter partout en poussant des cris bizarres.
Un seul enfant était resté dans la classe car il avait envie d'être avec le professeur
« Et voilà c'est l'anarchie ! dit le professeur
­Qu'est-ce que c'est l'anarchie ? demanda l'enfant
­L'anarchie c'est, si tu veux, quand plus rien n'est obligatoire...
­ha c'est ça ? Alors moi j'aime bien l'anarchie...
­Et bien il se trouve que moi aussi ! » fit le professeur. Et il souriait.

auteur(e): anonyme

source: http://tomate.poivron.org/

vendredi 9 mars 2007

Réflexion sur le « système »

Nous savons qu'à travers les âges, les gens, les peuples ont créé les outils dont ils avaient besoin ou croyaient avoir besoin pour les aider à vivre plus facilement, plus longtemps ou, peut-être même ont-ils cru, pour les aider à évoluer. Mais, je m'aperçois qu'en ce début de 3ème millénaire les gens de notre culture en sont venus à croire que les apprentissages à faire sont en fonction de s'insérer, de se conformer au « système », à la société, bref à l'outil qu’ils ont créé.

Je crois que comme parent, il nous faut plutôt aider nos enfants, leur enseigner et les outiller afin qu'ils puissent devenir des personnes sans limite*, des êtres capables de faire de ce monde un monde meilleur parce qu'il sera peuplé de gens qui auront atteint leur plein potentiel. Et, pour ce faire, le « système », la société dans laquelle on vit doit leur servir d'outil, non pas de fin en soi comme ça se fait depuis déjà trop longtemps.

Donnons à nos enfants ce dont ils ont besoin, ne changeons pas ces besoins en mutants parce que nous aurons eu peur. D'ailleurs, quand on a peur de combler le besoin d'un enfant, c'est toujours pour la même raison : on a peur qu'il ne puisse plus se conformer, se mouler à la société. Donc, au fond, on a peur qu'il lui arrive ce qu'il y a de meilleur pour lui. C'est-à-dire, qu'il dérange les limites établies, qu'il se questionne, qu'il devienne vraiment quelqu'un, qu'il tente de remettre nos valeurs dans le bon ordre dans leur échelle.

C'est doublement bizarre cette peur puisqu'on n'a pas peur de faire garder un bébé, un bambin, avec des tas de gens qui ne le connaissent pas et qu'il ne connaît pas non plus et qui n'ont, souvent, aucun autre intérêt que l'argent pour être avec lui. Et on n'a pas peur de l'envoyer à l'école à temps plein, à 5 ans, avec des adultes qui nous sont et nous resterons probablement toujours inconnus, avec des tas d'enfants, de leur âge certes, mais de niveaux différents, qui ont des intérêts différents, qui viennent de milieux différents, qui ont des valeurs différentes...quand ils en ont. Tout ça dans une école où les parents n’ont pas le droit de mettre les pieds, et ce, même dans la cour, entre 8h00 et 16h00, tel que stipulé par règlement municipal.

Mais, quand il s'agit d'allaiter son enfant selon ses besoins, de l'accompagner dans son sommeil s'il en a besoin, de lui enseigner à la maison ou de l'amener avec nous en visite (n’importe où, pas seulement chez matante Georgette), alors là, on a vraiment peur...de qui, de quoi, je vous le demande!

N'ayons plus peur, comblons les besoins de ces petits afin qu'ils puissent, à leur tour, faire avancer le genre humain, devenir meilleur, plus humain. C'est ce que nous pouvons faire de mieux. Respectons notre engagement de parent en leur donnant l'exemple, et alors, ils feront mieux encore quand viendra leur tour, car, c'est bien connu, l'élève dépasse toujours le maître .


Patricia, membre LEMAQ


* « personne sans limite » : terme emprunté à Wayne W. Dyer